Mise à jour

Avril 2008

 

 

Lancement de la Campagne d’UNANIMA international pour arrêter la demande de la traite des femmes et des enfants, 13 mars 2008.

 

 

La présidente du Conseil d’administration, Jean O’Meara, accueille Dorchen Leidholdt de CATW, au podium de la conférencière, lors du lancement de la campagne.                                                       

 

 

 


 

                                                                       

 

 

 

Clare Nolan, RGS, partage ses réflexions sur la situation des femmes et des enfants victimes de la prostitution.

 

Sœur Deirdre Mullan, sœur de la Miséricorde, pose une question à l’un(e) des conférenciers(ères) durant le lancement.

 

Soixante hommes et femmes de la communauté des Nations Unies, incluant des représentants du gouvernement, et des membres des conseils d’administration des ONGs  et de UNANIMA international ont été présents au lancement et à la réception qui a eu lieu au Church Centre, à proximité du Siège des Nations Unies. Jean O’Meara, SCHJ, présidente du conseil d’administration de UNANIMA a présidé l’événement  où ont été entendus les conférenciers suivants : Dorchen Leidholdt, co-fondatrice et ancienne directrice exécutive de la Coalition contre la traite des femmes, Jeff Bradley, psychologue et directeur du Centre AHIMSA à Boston et Clare Nolan, sœur du Bon-Pasteur, représentante d’une ONG et ancienne travailleuse sociale.

 Voici un extrait de l’intervention de Claire qui exprime clairement le besoin de la campagne :

 Je suis ravie de voir une campagne orientée vers la demande…parce qu’elle aura pour effet d’améliorer la vie de femmes et de jeunes filles victimes de la demande masculine pour les services de prostituées. La campagne a aussi le potentiel, si nous la prenons à cœur, de modifier, de changer, de transformer les systèmes d'une société dont les privilèges économiques et patriarcaux tolèrent que des femmes forment un bassin de personnes au service de l’industrie du sexe sous diverses formes : Club des empereurs ou bordels de Bangkok.

Je vous fais part des réactions de femmes et de jeunes filles de la base. Elles nous disent pourquoi elles sont enthousiastes au sujet d’une telle campagne…

Entendons la voix de ces femmes, venant de toutes les régions du globe et survivantes de la traite des femmes, qui ont accepté d’être interviewées pour un projet de recherche sur le sujet par une personne de mon organisation.

J’ai ressorti, de leurs propos, ce qu’elles ont identifié comme étant leur plus grande crainte. En même temps, j’ai été frappée par le mot employé pour identifier les hommes qui les ont engagées : des acheteurs, non pas des hommes qui pratiquent la traite des femmes.

 Quelle était votre plus grande peur?
« Que je sois tuée par un client».
« Que les clients deviennent violents».
« D’être contaminée par le VIH ou autre MTS».
« Que ce qu’ils ont fait à d’autre femmes, ils me le fassent aussi».
« J’avais peur surtout des clients sadiques».

 Quelques-unes des femmes que j’ai visitées en Thaïlande, à Bruxelles, à Lima (Pérou) (et plus récemment au Moyen-Orient, les réfugiées irakiennes), sont si socialement démunies et sans pouvoir qu’elles en viennent à penser qu’être prostituées est simplement leur destin honteux dans la vie.  D’autres savent que la prostitution est la seule option économique accessible pour nourrir leurs enfants. Toutes craignent la violence. Et si quelques-unes s’identifient comme travailleuses du sexe, aucune ne montre de la fierté ou ne croit à un avenir meilleur dans ce soi-disant travail. Plusieurs recourent à l’usage de stupéfiants, ne fut-ce que pour traverser une autre nuit à n’être qu’un réceptacle pour tant d’inconnus. Aucun choix ne s’offre à elles dans une société où la violence des sexes les assaille, la prostitution et la traite des femmes étant une autre forme de cette violence. Est-ce que ce sont là des manifestations que nous voulons tolérer dans la société du troisième millénaire? L’actrice Emma Thompson, dans un article récent de Newsweek, écrit : «Comme consommateurs, nous avons besoin de penser à ce que nous achetons, à la provenance de ces biens et aux conditions qui président à leur fabrication.».Voulons-nous vraiment être des consommateurs de personnes humaines même si, publiquement, nous soutenons l’égalité et la justice sociale?

 Symposium : « Pratiques prometteuses et Partenariats publics et privés : La voie d’avenir pour lutter contre la traite des personnes humaines».

 Le 25 mars, les membres du conseil d’administration, Kathleen Ries CSA, Anne-Marie Mack CBS et Louise ont assisté, à Washington, au symposium sur la traite des femmes, symposium parrainé par le Département d’état et le Centre interconfessionnel sur la responsabilité des entreprises. 

Au cœur de l’événement se situait le partage d’exemples de corporations, telle la chaîne d’hôtels Starwood, qui a répondu aux demandes des actionnaires d’adopter un code de conduite qui dénonce l’exploitation par la traite des personnes et qui a mis en place des moyens pratiques d’implantation de ce code. D’autres participants ont fait connaître des cas où des ONGs  ont eu comme partenaires des firmes d’avocats, des médias et des entreprises de recherche de personnel pour réaliser de la publicité anti-traite, offrir des services, particulièrement aux personnes exploitées, et trouver une solution à ce problème du tourisme sexuel. Par exemple, ECPAT ( End Child Prostitution and Trafficking) travaille maintenant avec 600 compagnies dans 23 pays pour contrer l’exploitation sexuelle des enfants.

 L’information sur les outils remarquables qu’offre la technologie pour traquer les abuseurs sexuels a été partagée. Il y a là un potentiel immense pour bâtir une banque de données sur les trafiquants et leurs victimes si la volonté politique et la coopération internationale sont acquises. Ces outils peuvent aussi être employés dans notre campagne « Arrêtez la demande de la traite des femmes et des jeunes filles ».

 Une partie du Symposium a été consacrée au partage de moyens stratégiques pour combattre la traite des personnes. L’une de ces avenues serait un partenariat entre les gouvernements, la société civile, l’industrie hôtelière, les compagnies de technologie, notamment par la formation du personnel aux ressources humaines et les professionnels du droit. 

Qu’y a-t-il de neuf?

 Un événement de haut calibre sur les objectifs de développement du millénaire (MDGs). Reconnaître les réalisations, voir les défis et atteindre les objectifs pour 2015.

 Le forum permanent sur les problèmes des indigènes : 21 avril au 2 mai 2008

Thème spécial : Changements climatiques, diversité bio-culturelle et gagne-pain : le rôle d’intendance des peuples indigènes et les nouveaux défis à relever. 

La commission sur le développement durable :  5 au 16 mai 2008

La délégation de UNANIMA international comprendra Claudette Bastien, s.n.j.m. et Denise Girard,s.n.j.m. (Québec, Canada) et Susan Schaad, s.n.j.m. (Californie, U.S.A.)

 Le matériel pour la Campagne de UNANIMA international, Arrêtez la demande de la traite des femmes et des enfants, est maintenat disponible. Les personnes qui souhaitent recevoir ce matériel son priées d’utiliser le bon de commande préparé à cet effet sur le site WEB à l’adresse électronique suivante :

http://www.unanima-international.org/english/index.htm  et faire parvenir un chèque ou un mandat- poste, si possible, en devises US$  à : 

UNANIMA international
Attn : Catherine Ferguson
211 East 19th St.,Rm 1207
New-York, NY 10017
USA.