|

Lancement de la Campagne d’UNANIMA international pour
arrêter la demande de la traite des
femmes et des enfants, 13 mars 2008.
La présidente du Conseil
d’administration, Jean O’Meara, accueille Dorchen Leidholdt de CATW, au
podium de la conférencière, lors du lancement de la
campagne.

Clare
Nolan, RGS, partage ses réflexions sur la situation des femmes et des
enfants victimes de la prostitution.
Sœur Deirdre Mullan, sœur de
la Miséricorde, pose une question à l’un(e) des conférenciers(ères) durant
le lancement.
Soixante
hommes et femmes de la communauté des Nations Unies, incluant des
représentants du gouvernement, et des membres des conseils d’administration
des ONGs et de UNANIMA international ont été présents au lancement et à la
réception qui a eu lieu au Church Centre, à proximité du Siège des Nations
Unies. Jean O’Meara, SCHJ, présidente du conseil d’administration de UNANIMA
a présidé l’événement où ont été entendus les conférenciers suivants :
Dorchen Leidholdt, co-fondatrice et ancienne directrice exécutive de la
Coalition contre la traite des femmes, Jeff Bradley, psychologue et
directeur du Centre AHIMSA à Boston et Clare Nolan, sœur du Bon-Pasteur,
représentante d’une ONG et ancienne travailleuse sociale.
Voici un
extrait de l’intervention de Claire qui exprime clairement le besoin de la
campagne :
Je suis ravie de voir une
campagne orientée vers la demande…parce qu’elle aura pour effet
d’améliorer la vie de femmes et de jeunes filles victimes de la demande
masculine pour les services de prostituées. La campagne a aussi le
potentiel, si nous la prenons à cœur, de modifier, de changer, de
transformer les systèmes d'une société dont les privilèges économiques et
patriarcaux tolèrent que des femmes forment un bassin de personnes au
service de l’industrie du sexe sous diverses formes : Club des empereurs ou
bordels de Bangkok.
Je vous fais part des
réactions de femmes et de jeunes filles de la base. Elles nous disent
pourquoi elles sont enthousiastes au sujet d’une telle campagne…
Entendons la voix de ces
femmes, venant de toutes les régions du globe et survivantes de la traite
des femmes, qui ont accepté d’être interviewées pour un projet de recherche
sur le sujet par une personne de mon organisation.
J’ai ressorti, de leurs
propos, ce qu’elles ont identifié comme étant leur plus grande crainte. En
même temps, j’ai été frappée par le mot employé pour identifier les hommes
qui les ont engagées : des acheteurs, non pas des hommes qui
pratiquent la traite des femmes.
Quelle était votre plus
grande peur?
« Que je sois tuée par un client».
« Que les clients deviennent violents».
« D’être contaminée par le VIH ou autre MTS».
« Que ce qu’ils ont fait à d’autre femmes, ils me le fassent aussi».
« J’avais peur surtout des clients sadiques».
Quelques-unes des femmes que
j’ai visitées en Thaïlande, à Bruxelles, à Lima (Pérou) (et plus récemment
au Moyen-Orient, les réfugiées irakiennes), sont si socialement démunies et
sans pouvoir qu’elles en viennent à penser qu’être prostituées est
simplement leur destin honteux dans la vie. D’autres savent que la
prostitution est la seule option économique accessible pour nourrir leurs
enfants. Toutes craignent la violence. Et si quelques-unes s’identifient
comme travailleuses du sexe, aucune ne montre de la fierté ou ne croit à un
avenir meilleur dans ce soi-disant travail. Plusieurs recourent à l’usage de
stupéfiants, ne fut-ce que pour traverser une autre nuit à n’être qu’un
réceptacle pour tant d’inconnus. Aucun choix ne s’offre à elles dans une
société où la violence des sexes les assaille, la prostitution et la traite
des femmes étant une autre forme de cette violence. Est-ce que ce sont là
des manifestations que nous voulons tolérer dans la société du troisième
millénaire? L’actrice Emma Thompson, dans un article récent de Newsweek,
écrit : «Comme consommateurs, nous avons besoin de penser à ce que nous
achetons, à la provenance de ces biens et aux conditions qui président à
leur fabrication.».Voulons-nous vraiment être des consommateurs de personnes
humaines même si, publiquement, nous soutenons l’égalité et la justice
sociale?
Symposium :
« Pratiques prometteuses et Partenariats publics et privés : La voie
d’avenir pour lutter contre la traite des personnes humaines».
Le
25 mars, les membres du conseil d’administration, Kathleen Ries CSA,
Anne-Marie Mack CBS et Louise ont assisté, à Washington, au symposium sur la
traite des femmes, symposium parrainé par le Département d’état et le Centre
interconfessionnel sur la responsabilité des entreprises.
Au cœur de l’événement se
situait le partage d’exemples de corporations, telle la chaîne d’hôtels
Starwood, qui a répondu aux demandes des actionnaires d’adopter un code de
conduite qui dénonce l’exploitation par la traite des personnes et qui a mis
en place des moyens pratiques d’implantation de ce code. D’autres
participants ont fait connaître des cas où des ONGs ont eu comme
partenaires des firmes d’avocats, des médias et des entreprises de recherche
de personnel pour réaliser de la publicité anti-traite, offrir des services,
particulièrement aux personnes exploitées, et trouver une solution à ce
problème du tourisme sexuel. Par exemple, ECPAT ( End Child Prostitution and
Trafficking) travaille maintenant avec 600 compagnies dans 23 pays pour
contrer l’exploitation sexuelle des enfants.
L’information sur les outils
remarquables qu’offre la technologie pour traquer les abuseurs sexuels a été
partagée. Il y a là un potentiel immense pour bâtir une banque de données
sur les trafiquants et leurs victimes si la volonté politique et la
coopération internationale sont acquises. Ces outils peuvent aussi être
employés dans notre campagne « Arrêtez la demande de la traite des femmes
et des jeunes filles ».
Une partie du Symposium a été
consacrée au partage de moyens stratégiques pour combattre la traite des
personnes. L’une de ces avenues serait un partenariat entre les
gouvernements, la société civile, l’industrie hôtelière, les
compagnies de technologie, notamment par la formation du personnel aux
ressources humaines et les professionnels du droit.
Qu’y a-t-il de neuf?
Un
événement de haut
calibre sur les objectifs de développement du millénaire (MDGs).
Reconnaître les réalisations, voir les défis et atteindre les objectifs pour
2015.
Le
forum permanent sur les problèmes des indigènes : 21 avril au 2 mai 2008
Thème spécial : Changements
climatiques, diversité bio-culturelle et gagne-pain : le rôle d’intendance
des peuples indigènes et les nouveaux défis à relever.
La commission sur le
développement durable : 5 au 16 mai 2008
La délégation de UNANIMA
international comprendra Claudette Bastien, s.n.j.m. et Denise
Girard,s.n.j.m. (Québec, Canada) et Susan Schaad, s.n.j.m. (Californie,
U.S.A.)
Le
matériel pour la Campagne
de UNANIMA international, Arrêtez la demande de la traite des femmes et
des enfants, est maintenat disponible. Les personnes qui
souhaitent recevoir ce matériel son priées d’utiliser le bon de commande
préparé à cet effet sur le site WEB à l’adresse électronique suivante :
http://www.unanima-international.org/english/index.htm
et faire parvenir un chèque ou un mandat- poste, si possible, en devises US$
à :
UNANIMA international
Attn : Catherine Ferguson
211 East 19th St.,Rm 1207
New-York, NY 10017
USA.
|