Mise à jour

janvier 2008

 

 Session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU pour commémorer la Convention sur les droits de
 l’enfant et le document UN MONDE DIGNE DES ENFANTS.

 A la session d’ouverture à laquelle nous assistions,  Megan Larkin, Audrey Campbell et moi-même avons écouté l’histoire d’un enfant soldat de Sierra Leone et la description des horreurs qu’il a subies et qui le hantent encore. Megan s’est tournée vers nous et a dit : « Le Canada et les Etats-Unis n’ont peut-être pas d’enfants soldats comme celui-là mais les gangs de rue recrutent les enfants et les traitent exactement de la même manière. »

 

 

Dans l’ordre habituel,       Megan Larkin et Audrey Campbell de la Maison Rossbrook, à Winnipeg, Manitoba, à la session UN MONDE DIGNE DES ENFANTS.

 

 

 

 

Megan est membre du personnel de la direction de la Maison Rossbrook, à Winnipeg, Manitoba. Elle représentait UNANIMA International à la session commémorative qui avait pour but de voir où en était la situation des enfants dans le monde, cinq ans après la signature du document par les gouvernements qui s’étaient engagés à promouvoir un monde digne des enfants.

 A une des sessions, Megan a partagé son expérience qui est souvent, de nos jours, celle de tant de jeunes.

 « A l’âge de neuf ans, j’étais une jeune de la rue et je m’attirais bien des ennuis. Une fois, des jeunes ont pointé leur couteau vers une de mes amies qui avait un beau blouson. Je les connaissais et leur ai demandé pourquoi ils faisaient cela à mon amie. Ils ont répondu : ``C’est comme ça, c’est tout !`` 

 A douze ans, je me tenais avec des filles qui avaient des relations interraciales. Un jour où j’étais avec elles à une fête, elles sont parties chercher quelque chose et je suis restée seule avec six ou sept garçons. J’ai eu peur. J’avais l’habitude de me vêtir comme un garçon pour ne pas attirer leur attention. Mais cette fois-là, un des garçons m’a demandé ce que je faisais là…``Tu ne bois pas, tu ne fais pas la fête. Pourquoi restes-tu ici ?`` Je lui ai répondu que j’étais lesbienne et quand il s’est rendu compte de ce que cela voulait dire et que j’étais vierge, il m’a offert $500 en retour de ma virginité. Mes amies sont revenues juste à ce moment. Quel soulagement de les voir ! J’aurais pu être violée et même tuée. C’est arrivé à d’autres. 

 Je disais souvent que je ne voulais jamais avoir d’enfants. Actuellement, je suis une mère monoparentale et j’aime beaucoup ma fille. Je ne la laisserai jamais avec un homme en qui je n’ai pas confiance. Un homme m’a touchée quand j’avais à peine six ans. Je ne veux pas que rien de semblable lui arrive. »

 Parce quelqu’un un jour  a eu confiance en elle, Megan a pu éventuellement faire de bons choix et changer de vie.

 « La meilleure chose qui me soit arrivée à l’age de treize ans, c’est quand une de mes amies qui travaillait à  la Maison Rossbrook, à Winnipeg, m’a offert un travail dans cette maison comme ``white sash keeper``.  Peu à peu, j’ai gravi les échelons et je fais actuellement partie du personnel de la direction. La confiance d’une amie m’a menée jusque là. »

 Un regard sur ce qui vient

  Bonne et heureuse année !

 7 janvier-          Après le congé des fêtes, notre bureau à New York rouvre ses portes.

 23-30 janvier-  Catherine ira à Tournai, en Belgique. Pendant son séjour là-bas, elle parlera d’UNANIMA International aux Soeurs de Holy Union et aux Filles de Jésus. Le but du voyage est de rencontrer quatre autres membres du comité de direction de INRATIP à Amsterdam. INRATIP est un groupe international de religieuses qui oeuvrent contre la traite et le comité travaille à développer un réseau international efficace pour contrer la traite.

 Préparation en vue de la Commission sur le développement social qui a pour thème Travail       décent pour tous. La session débute le 6 février. UNANIMA International a invité deux étudiants de la Wagner School of Business de l’Université de New York à faire partie de la délégation.

 Au début de février, Louise Clearay, CBS reviendra travailler avec nous à UNANIMA International pendant plusieurs mois. Merci aux Sœurs Brigidines pour ce grand service.

 Le matériel de la campagne Arrêtez la demande sera sous presse au début de janvier. Un merci spécial à celles qui ont offert une aide financière pour la campagne : la Congrégation de Notre-Dame, les Sœurs de la Providence, les Soeurs des Saints Noms de Jésus et Marie, la Société du Saint Enfant Jésus. Nous en sommes très reconnaissantes.

 Merci aussi à tous les membres du conseil d’administration de UNANIMA International pour leur aide et pour la contribution spéciale de Rita Larivee, SSA et de Erin Ryan au National Catholic Reporter  pour leur travil d’édition des textes ; à Pierrette Boissé, CND pour avoir vu à la correction des épreuves ; à Tom Brennan, SDB pour la préparation de ressources de prières pour la campagne. 

Nous vous aviserons quand le matériel sera prêt à être distribué.

 Nous avons l’intention de  lancer officiellement la campagne le 13 mars, 2008, à New York pendant la réunion des membres du CA.