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Session
spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU pour
commémorer la Convention sur les droits de
l’enfant et le document UN MONDE DIGNE DES ENFANTS.
A la session d’ouverture à laquelle
nous assistions, Megan Larkin, Audrey Campbell et moi-même avons écouté
l’histoire d’un enfant soldat de Sierra Leone et la description des horreurs
qu’il a subies et qui le hantent encore. Megan s’est tournée vers nous et a
dit : « Le Canada et les Etats-Unis n’ont peut-être pas d’enfants soldats
comme celui-là mais les gangs de rue recrutent les enfants et les traitent
exactement de la même manière. »
Dans
l’ordre habituel, Megan Larkin et Audrey Campbell de la Maison
Rossbrook, à Winnipeg, Manitoba, à la session
UN MONDE DIGNE DES ENFANTS.
Megan est membre du personnel de la
direction de la Maison Rossbrook, à Winnipeg, Manitoba. Elle représentait
UNANIMA International à la session commémorative qui avait pour but de voir
où en était la situation des enfants dans le monde, cinq ans après la
signature du document par les gouvernements qui s’étaient engagés à
promouvoir un monde digne des enfants.
A une des sessions, Megan a partagé
son expérience qui est souvent, de nos jours, celle de tant de jeunes.
« A l’âge de neuf ans, j’étais une
jeune de la rue et je m’attirais bien des ennuis. Une fois, des jeunes ont
pointé leur couteau vers une de mes amies qui avait un beau blouson. Je les
connaissais et leur ai demandé pourquoi ils faisaient cela à mon amie. Ils
ont répondu : ``C’est comme ça, c’est tout !``
A douze ans, je me tenais avec des
filles qui avaient des relations interraciales. Un jour où j’étais avec
elles à une fête, elles sont parties chercher quelque chose et je suis
restée seule avec six ou sept garçons. J’ai eu peur. J’avais l’habitude de
me vêtir comme un garçon pour ne pas attirer leur attention. Mais cette
fois-là, un des garçons m’a demandé ce que je faisais là…``Tu ne bois pas,
tu ne fais pas la fête. Pourquoi restes-tu ici ?`` Je lui ai répondu que
j’étais lesbienne et quand il s’est rendu compte de ce que cela voulait dire
et que j’étais vierge, il m’a offert $500 en retour de ma virginité. Mes
amies sont revenues juste à ce moment. Quel soulagement de les voir !
J’aurais pu être violée et même tuée. C’est arrivé à d’autres.
Je disais souvent que je ne voulais
jamais avoir d’enfants. Actuellement, je suis une mère monoparentale et
j’aime beaucoup ma fille. Je ne la laisserai jamais avec un homme en qui je
n’ai pas confiance. Un homme m’a touchée quand j’avais à peine six ans. Je
ne veux pas que rien de semblable lui arrive. »
Parce quelqu’un un jour a eu
confiance en elle, Megan a pu éventuellement faire de bons choix et changer
de vie.
« La meilleure chose qui me soit
arrivée à l’age de treize ans, c’est quand une de mes amies qui travaillait
à la Maison Rossbrook, à Winnipeg, m’a offert un travail dans cette maison
comme ``white sash keeper``. Peu à peu,
j’ai gravi les échelons et je fais actuellement partie du personnel de la
direction. La confiance d’une amie m’a menée jusque là. »
Un regard
sur ce qui vient
Bonne
et heureuse année !
7 janvier- Après le
congé des fêtes, notre bureau à New York rouvre ses portes.
23-30 janvier- Catherine ira à
Tournai, en Belgique. Pendant son séjour là-bas, elle parlera d’UNANIMA
International aux Soeurs de Holy Union et aux Filles de Jésus. Le but du
voyage est de rencontrer quatre autres membres du comité de direction de
INRATIP à Amsterdam. INRATIP est un groupe international de religieuses qui
oeuvrent contre la traite et le comité travaille à développer un réseau
international efficace pour contrer la traite.
Préparation en vue de la Commission
sur le développement social qui a pour thème Travail décent pour
tous. La session débute le 6 février. UNANIMA International a invité
deux étudiants de la Wagner School of Business de l’Université de New York à
faire partie de la délégation.
Au début de février, Louise Clearay,
CBS reviendra travailler avec nous à UNANIMA International pendant plusieurs
mois. Merci aux Sœurs Brigidines pour ce grand service.
Le matériel de la campagne Arrêtez
la demande sera sous presse au début de janvier. Un merci spécial à
celles qui ont offert une aide financière pour la campagne : la Congrégation
de Notre-Dame, les Sœurs de la Providence, les Soeurs des Saints Noms de
Jésus et Marie, la Société du Saint Enfant Jésus. Nous en sommes très
reconnaissantes.
Merci aussi à tous les membres du
conseil d’administration de UNANIMA International pour leur aide et pour la
contribution spéciale de Rita Larivee, SSA et de Erin Ryan au National
Catholic Reporter pour leur travil d’édition des textes ; à Pierrette
Boissé, CND pour avoir vu à la correction des épreuves ; à Tom Brennan, SDB
pour la préparation de ressources de prières pour la campagne.
Nous vous aviserons quand le matériel
sera prêt à être distribué.
Nous avons l’intention de lancer
officiellement la campagne le 13 mars, 2008, à New York pendant la réunion
des membres du CA.
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