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LA TRAITE, LA PORNAGRAPHIE ET LA PROSTITUTION
ARRÊTEZ LA DEMANDE:
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Qui sont les demandeurs ? Selon la chercheuse Donna Hughes, bon nombre de nos postulats à l’égard des demandeurs sont des mythes : • les hommes sont rarement esseulés
Cette situation, selon Robert Jensen, est le modèledemasculinité auquel tous les hommes sont exposés, ce quine signifie pas, cependant, qu’ils l’acceptent explicitementsans se poser de questions. (Robert Jensen, GETTING OFF: -Pornography and the End of Masculinity, South End Press, 2007, p. 26) Autres raisons socioculturelles • La préférence systématique envers les femmes telles qu’elles sont manifestées dans l’inégalité des sexes, qui est presque universelle • L’importance de la pornographie, qui fait augmenter la demande de sexe • L’attitude consumériste qui commercialise le corps des femmes et le transforme en marchandise • L’acceptation croissante du tourisme sexuel s'il a lieu d’autres pays avec des femmes et des enfants étrangers Raisons économiques • Le désir des employeurs d’avoir accès à une maind’oeuvre
non qualifiée et bon marché Raisons politiques • Les bases militaires ayant une énorme infrastructure de
prostitution Enseignement social catholique Le Concile Vatican II définissait « l’esclavage, la prostitution, le commerce des femmes et des jeunes, ou encore les conditions de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang de purs instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et responsable » comme des actes « infâmes », qui « corrompent la civilisation », et « insultent gravement l’honneur du Créateur » (Gaudium et Spes, p. 27). De telles situations sont un affront aux valeurs fondamentales que partagent toutes les cultures et tous les peuples, des valeurs qui sont enracinées dans la nature profonde de l’être humain. Il est essentiel de porter attention aux causes profondes de la demande croissante qui alimente l’esclavage et tolère les coûts humains qu’elle entraîne. À l’occasion de la 92e Journée mondiale des migrants, le pape Benoît XVI a écrit : Il devient facile pour le trafiquant d’offrir ses « services » aux victimes, qui souvent n’ont pas le moindre soupçon de ce qu’elles devront ensuite affronter. Dans certains cas, des femmes et des jeunes filles sont destinées à être exploitées sur le lieu de travail comme des esclaves, et souvent également dans l’industrie du sexe. L’Église catholique et les autres institutions doivent maintenant traduire en actions ces enseignements contre la traite de personnes en actions. Les églises ont un rôle particulier à jouer relativement aux victimes et aux hommes qui cherchent à obtenir des services sexuels. L’information offerte dans les églises devrait :
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